Ventilation double flux haut rendement

RE2020 et le rafraîchissement des logements…

Durant les années 2007 à 2012, la méthode de calcul RT2005 et celle du label BBC ont fait le succès du couple chaudière à condensation + solaire thermique, en maison individuelle et en logements collectifs neufs. Les industriels avaient développé des packages techniques et commerciaux, associant condensation et solaire thermique.

 

L’Association pour l’Equilibre des Energies, une émanation directe d’Edf qui soutient sans réserve le développement du chauffage électrique, ne cessait alors de s’indigner contre la domination nette du gaz en construction neuve. Arrive la RT2012 avec une méthode de calcul différente de celle de la RT2005. Soudain, le couple chaudière gaz à condensation + solaire thermique ne ressort plus du tout comme une solution intéressante du point de vue réglementaire.

 

En maison individuelle, où l’obligation d’utiliser une petite quantité d’énergies renouvelables persistait dans la RT2012, il a été remplacé par le chauffe-eau thermodynamique, dont les ventes ont été multipliées par 4 entre 2013 et 2018, faisant de la France le premier marché d’Europe pour ce type d’appareils.

 

La RE2020 résulte d’une Directive Européenne

 

Faisons là-aussi un nouveau retour en arrière. La RE2020 n’est pas une intention purement française mais résulte directement de la Directive Européenne (UE) 2018/844 du Parlement Européen et du Conseil. Publiée le 30 Mai 2018, celle-ci succède à la Directive 2010/31/UE et l’approfondit.

 

Elle reprend notamment l’exigence, contenue dans l’article 9 de la Directive 2010/31/UE : « les Etats Membres veillent à ce que d’ici au 31 décembre 2020, tous les nouveaux bâtiments soient à consommation d’énergie quasi nulle ; et après le 31 décembre 2018, les nouveaux bâtiments occupés et possédés par les autorités publiques soient à consommation d’énergie quasi nulle ».

 

Les promesses non tenues de la loi relative à la transition énergétique de 2015

 

En toute discrétion, la France a laissé passer l’échéance du 31 décembre 2018. Pourtant, cette idée de bâtiments publics à consommation quasi nulle figurait dans l’article 8-II de la loi relative à la transition énergétique et à la croissance verte de 2015 qui stipule que « toutes les nouvelles constructions sous maîtrise d’ouvrage de l’État, de ses établissements publics ou des collectivités territoriales font preuve d’exemplarité énergétique et environnementale et sont, chaque fois que possible, à énergie positive et à haute performance environnementale ». 

 

Mais voilà, en 2019, ça n’a jamais été possible apparemment. Notre pays a cependant doublé sa mise. La Directive (UE) 2018/844 parle beaucoup d’énergie, mais à propos de l’empreinte carbone des bâtiments, elle demande seulement que soit systématiquement pratiquée une Analyse du Cycle de Vie (ACV) pour chaque bâtiment neuf.

 

La France a d’abord traduit « énergie quasi nulle » par Bepos (Bâtiment à énergie positive), dont Le décret du 21 décembre 2016, puis l’arrêté du 10 avril 2017 précisent la définition, et surtout ajouté un important volet carbone à la prochaine RE2020, à travers l’expérimentation E+C-. Les deux mêmes décrets et arrêté définissent également du bâtiment à haute performance environnementale. Jusqu’au 14 janvier 2020, nous en étions là.

 

Trois objectifs de la RE2020

 

Cette fois-ci, avec la RE2020 en préparation, le gouvernement a été nettement moins habile. Au lieu de raffiner la méthode de calcul RE2020 pour orienter le marché discrètement vers certains types de solutions, comme cela avait été fait habilement avec la RT2012, il a étalé ses intentions et énervé de nombreux participants à l’acte de construire, comme on dit.

 

En effet, le 14 janvier, dans un simple communiqué de presse, Elisabeth Borne, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, annonçait les trois priorités de la future RE2020.

 

Premièrement, diminuer l’impact des bâtiments neufs sur le climat, rappelant l’obligation d’une Analyse de Cycle de Vie (ACV) et appelant au développement de nouveaux modes constructifs qui émettent peu de gaz à effet de serre ou permettant d’en stocker. Ce qui a tout de suite rempli d’aise la filière bois et beaucoup énervé celles du ciment, du béton et de l’acier.

 

Deuxièmement, poursuivre l’amélioration de la performance énergétique et la baisse des consommations des bâtiments neufs, en insistant sur l’isolation thermique et promettant un renforcement de l’indicateur Bbio qui traduit la performance de l’enveloppe du bâtiment. Ici, rien que du bon. Ce second objectif écarte le compromis possible : un bâti médiocre associé des solutions thermiques très performantes.

 

Troisième objectif, garantir aux habitants que leur logement sera adapté aux conditions climatiques futures en introduisant un objectif de « confort d’été » pour que les bâtiments résistent mieux aux épisodes de canicules. Cet objectif ouvre un vaste chantier. Tout d’abord, les règlementations thermiques successives reposaient sur des historiques trentenaires des données météo . La Ministre indique peut-être une évolution vers la prise en compte explicite dans le calcul de données météo prévisionnelles pour les 30 prochaines années. On nous prédit des canicules plus sévères et plus fréquentes. Il serait absurde de ne pas en tenir compte dans la conception des logements. Pour les concepteurs, cet objectif remet les protections solaires au premier plan, conforte l’isolation thermique par l’extérieur plus efficace contre la chaleur et pose la question d’un rafraîchissement actif qui pourrait se faire notamment par la ventilation double flux thermodynamique.

 

Deux petites phrases qui tuent

 

Le troisième paragraphe de la seconde partie du communiqué de presse du 14 janvier indique que le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire sera de 2,3 contre 2,58 aujourd’hui, et que le facteur d’émission de CO2 de l’électricité sera de 79 g/kWh. Objectivement, ces deux éléments donnent un coup de pouce formidable à l’électricité en construction neuve notamment avec une solution technique comme la ventilation double flux  associée à des bouches chauffantes.

 

L’enjeu de la RE2020, avec une performance encore accrue des bâtiments grâce à l’augmentation du Bbio, ne sera pas le chauffage face à des besoins de puissance de l’ordre de 800 à 1000 W pour un logement de 100 m², mais plutôt un besoin en rafraîchissement avec par exemple une VMC thermodynamique.

 

Un calendrier impossible

 

Le communiqué de presse du 14 janvier réaffirme aussi l’entrée en vigueur de la prochaine RE2020, avec ses deux volets carbone et énergie, au premier janvier 2021. Les textes et la méthode de calcul devraient être publiés à l’automne pour une application moins de trois mois plus tard.

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Le danger invisible de la pollution intérieure

Le danger de la pollution de l'air intérieur

Bien qu’on entend fréquemment parler de pics de pollution atmosphérique, une autre pollution au cœur même de nos foyers est quant à elle moins connue. Les composés organiques semi-volatils (COSV) dont les logements en France ne sont pas épargnés. Ces substances chimiques sont présentes dans les produits d'entretien, les peintures ou les revêtements de sol. Découvrez les principaux résultats d'une étude sur ce sujet publiée par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI).

Les détergents, les produits d'entretien, la combustion d'encens, les revêtements de sol ou muraux, les câbles électriques, les rideaux de douche mais encore les vieux joints d'étanchéité contiennent des éléments chimiques susceptibles de polluer nos intérieurs.

Ces contaminations se glissent un peu partout dans nos maisons aussi bien dans l'air ou au sol. Bien connues dans le secteur du bâtiment sous le nom de Composé organique semi-volatil (COSV), elles peuvent avoir des répercussions importantes et non négligeables sur notre santé : Elles "sont aussi suspectées d’avoir des effets néfastes sur le système nerveux et le système immunitaire (…) et peuvent aussi entraîner des effets sur le système reproducteur (baisse de la fertilité, malformation, cancer, etc.) ou l’augmentation de l’obésité, par exemple", note l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI) qui vient de publier une étude sur le sujet.

Les phtalates, sont des éléments très présents dans les logements

32 composés sur 48 substances recherchées dans les poussières au sol ont été trouvés dans plus d'un logement sur deux (67%). Dans l'air, ce sont 35 des 66 substances recherchées qui étaient présentes dans plus d'un logement sur deux (53%). Parmi les composants les plus présents, les phtalates que l'on trouve notamment dans les revêtements de sols, et les Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) produits, entre autres, par la combustion d'encens et le chauffage domestique (charbon, bois). Ces deux familles chimiques ont été décelées dans tous les logements, à la fois dans l'air et dans les poussières. A noter que certains COSV sont peu détectés comme les PCB (vieux joints d'étanchéité) ou le PBDE (Plastiques durs des TV, ordinateurs).

Des moyens pour lutter contre ce fléau

Le constat est alarmant, mais il existe des moyens pour résorber ce problème. Si la liste est exhaustive, on peut dire qu'aérer et ventiler (ventilation double flux) sont les principales consignes données par le ministère de la santé et l'Inpes pour améliorer la qualité de l'air d'un logement. D’autres moyens portent à la fois sur la conception des bâtiments, sur l'utilisation de matériaux neutres et sur le comportement et l'éducation des occupants. Sur ce dernier point, les entrepreneurs du bâtiment ne peuvent pas grand-chose, hormis apporter quelques conseils notamment en termes d'entretien des systèmes de ventilation, car c'est là l'un des points importants pour juguler la pollution. On peut également souligner l'arrivée sur le marché des matériaux dits "dépolluants", comme par exemple des plaques de plâtre ou des peintures. Mais bien sûr, il faudra débourser un peu plus pour ces produits.

Conseils Airsoft en ventilation

Les réalisations Airsoft en ventilation double flux

Blog Airsoft ventilation double flux

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Avantages du puits canadien géothermique

Mal connu dans notre Pays, le procédé n’est pas nouveau. Le Puits canadien est un système géothermique, consistant à utiliser l’inertie thermique du sol pour réchauffer l’entrée d’air d’une ventilation double flux en hiver et rafraîchir le logement en été en s’appuyant sur le constat que la température de l’air extérieur peut avoir une grande variation (-20°c à + 35°c tout au long de l’année) alors que celle-ci reste relativement constante (12°c) à une profondeur de 1,5 à 2 mètres.

Le puits canadien sur boucle d’eau aussi appelé puits canadien hydraulique ou puits canadien géothermique, est une alternative intéressante au puits canadien classique à air.

Contrairement au puits canadien à air dont le tube enterré sert à véhiculer l’air extérieur, ce type de puits canadien utilise l’eau glycolée comme fluide caloporteur en circuit fermé. Un échangeur air-eau  placée sur la prise d’air extérieur, en amont de la ventilation double flux transfère la chaleur du réseau hydraulique au réseau aéraulique.

Il est composé d’un tube en PE-HD enterré à 1,5 m de profondeur minimum dans lequel circule de l’eau glycolée brassée par une pompe de circulation. Le fluide caloporteur récupère l’énergie de la terre pour la transmettre à l’air via un échangeur air/eau placé sur la gaine d'air neuf.

Le puits canadien à eau glycolée a le même rendement que le puits canadien à air et offre de nombreux avantages supplémentaires :

 

·         Plus économique à l'achat et au montage.

·         Facile à poser, pas de pente à respecter.

·         Encombrement réduit, tube de Ø 32 mm (au lieu de min. Ø 200 mm).

·         Système hygiénique, pas de condensats.

·         Pas de by-pass sur l'air extérieur.

·         Installation technique localisée dans une seule pièce.

·         Ne nécessite pas de regard ni de borne de prise d'air.

·         Aucun risque d'infiltration d'eau ou de gaz.

·         Peut être coulé dans les semelles des fondations du bâtiment.


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Nouveau : ventilation double flux haut rendement 96% GES Energy Genvex!

La Collection Alizé d’Airsoft répond aux besoins les plus exigeants des applications des maisons à basse consommation d'énergie. Complètement indispensable à la norme de vos constructions en RT 2012 (Réglementation Thermique) et maison passive BBC. Les ventilations à double flux haut rendement de la gamme Alizé allient performances, fiabilité, simplicité d'entretien, rentabilité et sécurité. Vous trouverez forcément dans la gamme Alizé la VMC double flux qui convient à votre application, que ce soit un appartement ou une maison.

 

Principe

• L'air neuf est introduit dans les pièces de vie par des bouches d'insufflation

• L'échangeur haut rendement permet de récupérer les calories contenues dans l'air chaud extrait des pièces techniques, cuisine, salle de bains, WC

• 2 possibilités de réseau d'insufflation, soit par dérivation, soit par répartiteur

• Compatible puits canadien et puits provençal

 

Les plus

• Economies d'énergie par récupérateur d’énergie à haut rendement jusqu'à 96%

• Confort thermique (préchauffage air neuf par récupérateur)

• Filtration de l'air neuf F7 (anti pollens) air neuf, G4 sur la reprise

• Faible niveau sonore aux bouches

• Appareil monobloc isolé

• 4 allures de fonctionnement programmable par l’Optima 250 DESIGN

• Grande vitesse temporisée

• Bi-passage automatique de l'échangeur en position été

• Modèle horizontal et vertical

• Ventilation jusqu’à 180m²

 

Cette centrale haut de gamme, référence sur le marché de la ventilation double flux haut rendement, assure à la fois l’insufflation d’air neuf et l’extraction de l’air vicié (principe VMC double flux) grâce à l’échangeur très haut rendement. La VMC double flux haut rendement GES energy de chez Airsoft vous offre le confort thermique (air neuf réchauffé en hiver et rafraîchi en été) et préserve le confort acoustique (aucune entrée d’air directe sur l’extérieur). Grâce à son échangeur très haut rendement qui permet de réduire de plus de 20% votre facture de chauffage, c’est la solution appropriée à la demande d’économie d’énergie et de confort.

 

Confort et performances

• 96 % de récupération des calories de l’air extrait.

• By-pass de l’échangeur.

• Moteurs basse consommation.

• Gestion fine des débits. Entretien facile.

• Filtres sur glissière.

• Témoin d’alerte filtre et de fonctionnement sur le programmateur Optima 250 DESIGN.

• Porte d’accès simplifiée.


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Les technologies des VMC double flux haut rendement

VMC double flux à échangeur à haut rendement : les technologies du confort

En hiver, le réchauffement de l'air neuf froid entrant dans le logement représente une part très importante des besoins de chauffage : 25 à 35% pour une habitation courante, 50% pour une habitation très bien isolée. Pour remédier à ce problème, il convient de : limiter les infiltrations parasites du logement mettre en œuvre des solutions économes comme la ventilation double flux à haut rendement.
Une VMC double flux haut rendement a l'avantage de pouvoir s'accoupler à un échangeur thermique (ou récupérateur sur air vicié) permettant l'hiver de préchauffer l'air entrant à l'aide de l'air sortant et, pour une maison climatisée, l'été de rafraîchir cet air.

 

L'échangeur thermique et la VMC double flux haut rendement

En hiver, la VMC double flux associée à un échangeur thermique permet de récupérer une partie de l'énergie qui serait perdue par le renouvellement de l'air avec une VMC simple flux. Pour une récupération de 95% et quand il fait -5 °C dehors, l'air entrant est alors de l’ordre de 16 à 17 °C, ce qui rafraîchit beaucoup moins l'atmosphère des pièces. De même, en été, la VMC double flux haut rendement va permettre de rafraîchir l'air entrant, si la température de la maison est plus basse que celle extérieure, et éventuellement permettre d'économiser l'énergie nécessaire à la climatisation.

L'hiver lorsque les températures sont fortement négatives l'échangeur thermique peut être pris en glace, l'air sortant chargé en humidité gèle au contact de l'air entrant. La VMC double flux haut rendement doit alors être munie d'un système adapté sous peine de la rendre temporairement inutilisable. L'admission de l'air via un tube souterrain du type puits canadien (puits canadien à air ou puits canadien géothermique), ou un système de by-pass régulé ou enfin ou au travers d'une batterie électrique permet d'avoir une arrivée d'air à température positive toute l'année et d'optimiser son fonctionnement pendant les périodes les plus froides.

 

Performances de l’échangeur à haut rendement

Actuellement on arrive à fabriquer des échangeurs pour VMC double flux à haut rendement > 95%. Mais attention, le rendement réel de l'échangeur haut rendement dépend de l'étanchéité du bâtiment, il n'est donc pas égal au rendement donné par le fournisseur. Plus le bâtiment est perméable à l'air, plus le rendement réel de l'échangeur d'une VMC double flux haut rendement diminuera par rapport au rendement fournisseur. On peut effectuer une mesure de l'étanchéité de la maison en la mettant sous pression. Un ordre de grandeur pour une habitation passive est de 0,6 Vol/h à 50 Pa.

 

Les types d’échangeurs
Les fabricants de VMC double flux annoncent des rendements de récupération de chaleur qui vont varier selon la technologie de leur échangeur. On peut classer les échangeurs de VMC double flux à haut rendement selon 4 technologies :

 

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